Pourquoi ai-je autant de mal à faire confiance ?

Certaines personnes ouvrent facilement leur cœur.
D'autres observent longtemps avant de laisser quelqu'un approcher.
Elles analysent.
Elles testent.
Elles restent prudentes.
Et lorsqu'on leur dit :
« Tu devrais faire confiance. »
Elles sourient.
Parce qu'elles savent que ce n'est pas aussi simple.
Un jour, une personne m'a confié :
« J'aimerais faire confiance... mais à chaque fois que je commence à baisser la garde, j'ai peur d'être déçue. »
Je lui ai demandé :
« Et si ce n'était pas la confiance qui vous faisait peur... mais la souffrance que vous avez déjà connue ? »
Elle est restée silencieuse.
Comme si cette question venait de déplacer quelque chose.
J'aime souvent utiliser une image.
Imaginez une main qui s'est brûlée en touchant une plaque chaude.
La fois suivante...
Elle hésite.
Non parce qu'elle est faible.
Mais parce qu'elle a appris.
Notre cœur fonctionne souvent de la même manière.
Lorsqu'il a été blessé...
Il devient prudent.
Cette prudence n'est pas un défaut.
C'est une tentative de protection.
Le problème apparaît lorsque cette protection finit par s'étendre à tout le monde.
Lorsque l'on commence à penser :
« Si une personne m'a fait souffrir... peut-être que toutes les autres feront pareil. »
Alors on construit des murs.
Des murs solides.
Si solides qu'ils empêchent parfois les personnes bienveillantes d'entrer elles aussi.
Faire confiance ne signifie pas devenir naïf.
Cela ne consiste pas à ouvrir sa porte à tout le monde.
Faire confiance...
C'est accepter que chaque nouvelle rencontre mérite d'être regardée pour ce qu'elle est.
Et non à travers les blessures laissées par les précédentes.
Je crois que la confiance n'est pas un saut dans le vide.
C'est un chemin.
Un chemin où l'on avance doucement.
Sans oublier son histoire...
Mais sans la laisser écrire tout son avenir.




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