Pourquoi ai-je si peur d'être abandonné(e) ?

Pourquoi ai-je si peur d'être abandonné(e) ?
Il y a des questions que l'on garde parfois pour soi pendant des années.
Et puis un jour...
On ose enfin les poser.
Une personne m'a regardée un jour et m'a dit :
« J'ai peur qu'on finisse toujours par partir. »
Cette phrase est restée longtemps dans ma tête.
Parce qu'elle ne parle pas seulement d'une séparation.
Elle parle souvent d'une peur beaucoup plus profonde.
La peur de ne pas être assez.
Pas assez intéressant.
Pas assez aimable.
Pas assez important.
Alors, sans même s'en rendre compte...
On fait tout pour que l'autre reste.
On s'oublie.
On accepte des choses que l'on n'accepterait jamais autrement.
On évite les conflits.
On dit oui.
On pardonne parfois l'impardonnable.
Parce que perdre l'autre semble encore plus douloureux que se perdre soi-même.
J'aime souvent utiliser une image.
Imaginez un enfant qui serre très fort un ballon.
Plus il a peur de le perdre...
Plus il le serre.
Et parfois...
Il finit par l'éclater.
Les relations fonctionnent parfois de cette manière.
Plus la peur est grande...
Plus elle nous pousse à agir d'une façon qui finit par abîmer ce que nous essayions justement de protéger.
Je ne crois pas que la peur de l'abandon parle uniquement des autres.
Je crois qu'elle nous pose une question beaucoup plus intime.
À quel moment me suis-je abandonné(e), moi ?
Parce que, parfois, la personne qui nous manque le plus...
C'est nous.
Le jour où l'on recommence à se choisir...
À écouter ses besoins.
À respecter ses limites.
À reconnaître sa propre valeur...
La peur de l'abandon commence souvent à perdre un peu de sa place.
Non pas parce que les autres ne partiront jamais.
Mais parce que l'on découvre que, cette fois...
On ne s'abandonnera plus soi-même.




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